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Par : Bernard P
Publié : 20 juillet 2014

17.07.2014 - Presse Le journal des femmes

Chronique de Cécile Delannoy, Auteur, Editions La Découverte Cécile Delannoy revient sur le silence fréquent des enfants adoptés lorsqu’il s’agit de raconter leur journée d’école...

« Il revient de l’école, je lui demande « qu’est-ce que tu as fait ? Comment ça s’est passé ? ». Il marmonne, ou il se tait, mais il ne raconte rien. Je n’arrive pas à savoir ce qui se passe, comment il est, ce qu’il fait »

Quelques parents se reconnaîtront et reconnaîtront leur enfant, et pas seulement des parents qui le sont devenus par l’adoption. (Je le précise au passage : on peut devenir parent par conception et accouchement, par IAD, par adoption etc. : ensuite on est parent, parent tout court, parent comme tout le monde). Mais les parents qui ont adopté sont souvent plus inquiets, plus soucieux de savoir ce qui se passe pour leur enfant.

Le sujet est délicat et il n’est pas facile de donner un conseil valable dans tous les cas. En règle générale, il est bon de respecter la séparation des espaces, il est bon que l’enfant puisse montrer à l’école un autre visage que celui qu’il montre chez lui et de se sentir libre de le faire lorsqu’il est « hors regard » de ses parents. L’enfant est un sujet libre, un sujet de droit, et tant qu’il évolue à l’aise dans l’univers social il est bon qu’une partie de sa vie, progressivement, échappe à ses parents. Accompagner la croissance d’un enfant, ce n’est pas tout savoir de lui… il a droit à un jardin secret.