Par : Bernard P
Publié : 1er mars 2014

26.02.2014 - Presse - Bénin

Les députés adoptent malgré eux la convention sur l’adoption internationale des enfants

59 voix pour, 5 contres et zéro abstention. C’est le résultat du vote qui a sanctionné les travaux relatifs à l’examen de la convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.

La convention validée par une majorité qualifiée de députés hier, prévoit que l’adoption internationale d’un enfant à l’étranger, se concrétise dans le cas où ce dernier ne peut dans son pays d’origine, être placé dans une famille nourricière ou adoptive. Elle mentionne aussi que la protection et la coopération en matière d’adoption internationale interviennent dans l’intérêt supérieur de l’enfant et celui du respect de ses droits fondamentaux etc..

Le document voté par les honorables députés est structuré en sept chapitres et subdivisée en 48 articles. Mais avant son à adoption, les députés de toute tendance ont manifesté leur intérêt et inquiétude au sujet de la pertinence de cette ratification. C’est l’honorable Rosine Soglo qui a ouvert le bal des interventions. Une occasion pour elle de regretter le temps énorme mis pour en arriver à cet d’examen.
Selon ses dires, il a fallu 23 ans pour examiner la convention dans un contexte où notre Etat à sa partition à jouer dans la mise en place du cadre stratégique de gestion des demandes d’adoption internationale. C’est au regard de tout ceci qu’elle plaide pour la mise en place rapide dudit cadre.
Boniface Yèhouétomè s’interroge sur l’utilité de cette loi pour notre pays qui a ses réalités socioculturelles. Pour justifier ses réserves, il montre du doigt le phénomène du mariage pour tous, qui encourage fortement l’union juridique de deux personnes de même sexe.
Une ignominie à en croire le député Parfait Houangni et qui devrait servir de repère aux autorités béninoises qui peinent à agir par rapport à la situation édifiante du Liban concernant la maltraitance et l’harcèlement de tout genre dont sont victimes nos citoyens de la part de libanais.

Orou Sé Guéné s’est appuyé sur le cas Tchadien pour demander à ses collègues de faire preuve de prudence. Pour Gabriel Tchokodo, aucun
gouvernement depuis les indépendances à nos jours ne s’est préoccupé de la protection des enfants. Une réalité qui milite en faveur de la position de Louis Vlavonou qui a oeuvré pour un report sine die.
Mme Hélène Aholou Kèkè a trouvé pertinente les remarques de ses collègues. Seulement, elle fait remarquer qu’il s’agit de la protection des enfants et il mérite que notre pays adhère à cette convention. Ceci dans le but d’avoir les coudées franches pour agir en cas de besoin.
Selon elle, l’arsenal juridique béninois à savoir le code des personnes et de la famille a mis les garde-fous pour mieux encadrer l’adoption internationale.
C’est au regard de cette assurance qu’elle exhorte les députés à donner leur caution pour cette ratification qui constitue une avancée considérable en matière de promotion et de protection du droit des enfants. Même son de cloche du côté du ministre de la famille qui a remercié les députés pour avoir compris l’enjeu. La convention ratifiée a été adopté le 29 Mai 1993. Notre pays est le 90ème Etat à l’avoir ratifié.