Par : Bernard P
Publié : 9 février 2014

07.02.2014 - OAA Vivre en famille

Actualités de janvier 2014

Après la publication des statistiques de l’adoption internationale pour l’année 2013, nous sommes heureux de constater que la première place des O.A.A. revient à Vivre en Famille.

Malgré un contexte difficile dans les 3 pays pour lesquels nous travaillons, et en dehors de toute « course aux chiffres », ce résultat traduit d’abord un formidable engagement de toute l’Équipe au service des enfants privés de famille et notamment dans des situations locales particulières pour le rapatriement des enfants en fin de procédure.

Cette place représente aussi tout le bonheur des familles ayant eu la joie de recevoir en 2013 l’enfant tant attendu et, nous l’espérons, en ayant oublié très vite les retards parfois mal supportés.

Elle doit être également pour les parents en attente l’espoir de l’appel de l’Association fixant la date de départ vers le pays de leur enfant. C’est une préoccupation quotidienne pour nous en RDC et nous pensons pouvoir bientôt annoncer la bonne nouvelle.

Ces statistiques nous sont parvenues alors que nous étions en mission à Mbuji Mayi (RDC) dans un des orphelinats avec lesquels nous sommes partenaires. La Sœur responsable de cette structure nous présentait alors :
4 bébés âgés de quelques jours à quelques semaines trouvés après avoir été déposés sur la voie publique sans aucune information.
2 enfants, une fillette de 11 ans et son petit frère de 4 ans abandonnés par leur mère au bord d’un chemin à 130 km de Mbuji Mayi. Après avoir passé 2 jours sur place désemparés, ils ont pris l’initiative de revenir à pied vers la ville où ils ont été placés dans cet orphelinat par les Services Sociaux.

Ces situations nous paraissent tellement éloignées de la tonalité de récents articles de presse de grands quotidiens nationaux insistant sur les risques de l’adoption internationale parlant même de vols d’enfants ou de rumeurs de trafics en tous genres.

Ces drames que vivent ces enfants nous confortent, mais en est-il besoin, dans notre démarche dont l’unique objet est de leur offrir la possibilité d’oublier le malheur de leur abandon pour qu’ils connaissent ensuite le bonheur de grandir, et cette fois pour la vie, dans l’amour d’une nouvelle famille.

Quelle belle et noble démarche dont peuvent être fiers les membres du Conseil de Famille et tous ceux qui contribuent à cette réussite.

Édith et Maurice LABAISSE