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Par : Bernard P
Publié : 28 décembre 2013

26.12.2013 - OAA Vivre en Famille - Centrafrique

Point sur l’adoption en Centrafrique - décembre 2013

Seul Organisme d’Adoption habilité à exercer en Centrafrique, l’OAA VIVRE EN FAMILLE avait déjà fait preuve d’une extrême prudence avant ces récents événements tragiques en recentrant ses actions et en remobilisant ses moyens.

En effet, depuis le coup d’Etat de mars dernier, nous avons limité nos activités à l’orphelinat public de Bangui et à un orphelinat privé avec lequel nous avons réalisé moins d’une dizaine d’adoptions

Les dossiers sont traités par un avocat dédié exclusivement aux adoptions de l’OAA et notre Correspondante à temps plein s’est repliée vers un nouveau bureau sécurisé, projet comprenant également l’aménagement d’une maison de transit offrant, outre un meilleur confort, une surveillance et une préparation des enfants avant leur arrivée en France. Ce projet est relié au contrôle médical en étroite collaboration avec le docteur GODY, responsable de l’hôpital Pédiatrique de Bangui. Un médecin rémunéré par l’OAA visite les enfants chaque semaine.

Sur le plan juridique, la plupart des enfants, pupilles de l’Etat, bénéficient d’un jugement d’abandon prononcé avant les événements. Pour ceux recueillis dans l’orphelinat privé, les parents biologiques signent un consentement authentifié par le Tribunal, suivi d’un certificat de non rétractation trois mois après. Ces consentements ont eu lieu également avant les événements. Cette procédure rigoureuse et précise, doublée d’une vérification sur le terrain par notre Correspondante qui s’ajoute à l’enquête sociale, confirme bien l’adoptabilité des enfants à l’abri de tout déplacement des populations.

Si les Administrations et les Services de Justice n’ont pas un fonctionnement régulier du fait de la situation, notre Correspondante s’est encore entretenue ces derniers jours avec le Greffier en Chef et la réouverture du Tribunal est imminente.

Depuis le début de l’année 26 enfants sont rentrés en France accompagnés, pour des raisons évidentes de sécurité, non pas par les familles adoptantes, mais par Sabine JAMET Vice-présidente et Emma WALINGUIA, Correspondante locale. Aucun dossier n’est en souffrance à l’Ambassade, 7 procédures sont en cours d’instruction.

Ainsi que nous l’avons précisé aux Autorités françaises et centrafricaines, le pays n’a pas les moyens de traiter l’adoption de masse, un niveau de 20 à 30 adoptions par an nous parait, pour l’OAA, un seuil permettant de contrôler l’ensemble des procès de l’adoption.

Malgré des circonstances difficiles et souvent tragiques comme les médias nous le rappellent chaque jour, nos pratiques encadrées par la Mission de l’Adoption Internationale et par l’Ambassade de France à Bangui, ne peuvent faire l’objet de quelque doute que ce soit quant au sérieux et la régularité de nos dossiers d’adoption.

Notre accompagnement des enfants en Centrafrique et au delà des populations démunies depuis 2010, ne peut souffrir d’aucune confusion entre l’engagement humanitaire et la noble et exigeante mission de l’Adoption.