Par : Bernard P
Publié : 5 mai

27.01.2019 - Vietnam

Valenciennes L’ouverture d’un orphelinat au Vietnam, projet phare de Marc de Muynck

Marc de Muynck, un Valenciennois natif d’Arras, s’est installé au Vitenam en 2007. À son arrivée à Hô-Chi-Minh-Ville (ex-Saïgon), il a lancé l’association les Enfants du dragon. Il est heureux d’annoncer l’ouverture d’un orphelinat pour lequel il a œuvré de nombreuses années.

Il lui a fallu être patient. Marc de Muynck, un Valenciennois (cet ancien militaire a notamment servi au bureau du service national), est installé à Hô-Chi-Minh-Ville (ex-Saïgon) depuis 2007. De juin 2015 à novembre 2016, il a fait construire un orphelinat (un imposant bâtiment sur trois étages) à Can Giuôc, dans la province de Long An, au sud d’Hô-Chi-Minh-Ville. Mais il a ensuite dû attendre un an et demi pour « réunir les conditions légales et administratives. J’avais l’autorisation d’ouvrir, mais pas d’accueillir les enfants ».
Après l’orphelinat, une crèche

Huit bébés âgés de six à quinze mois y sont accueillis pour le moment. Depuis septembre pour les premiers arrivés. Mais la capacité est d’une centaine de places. « Les enfants sont pour la plupart abandonnés à la naissance », observe-t-il. Pour le plus âgé, la maman était battue. Elle a fui et n’a pas pu assumer son enfant. Pour un autre, il est le fruit d’un viol sur une adolescente handicapée. L’orphelinat fait travailler trois nounous de jour et deux de nuit. Mais tout le personnel, de la secrétaire à la femme de ménage, prête main-forte.

La première partie du bâtiment est terminée, mais une deuxième partie (un budget de 115 000 €) est en construction pour une fin de chantier prévue en mai. Ce petit bâtiment d’un étage accueillera une crèche, « pour les plus démunis, on demandera une participation symbolique. Les familles plus aisées paieront ». Dans le bâtiment, il y aura aussi un dortoir et des chambres pour y loger des volontaires qui viennent régulièrement de France, et d’ailleurs, prêter main-forte. « L’orphelinat est notre projet phare et pour nos donateurs, c’est concret car ils viennent au Vietnam, ils peuvent voir le résultat ».