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Par : Bernard P
Publié : 1er mars

08.02.2018 - CNRS Le Journal

L’adoption en questions

Pourquoi est-il devenu si difficile d’adopter en France ? Faut-il modifier la loi pour que les « nés sous X » puissent avoir accès à leurs origines ? Que disent les études sur les enfants adoptés en famille homoparentale ? Autant de questions, parmi d’autres, au cœur du dernier ouvrage du sociologue et démographe Jean-François Mignot, spécialiste de l’adoption.

À l’heure actuelle, combien de pays dans le monde autorisent-ils l’adoption ?
Jean-François Mignot1 : Sur 195 États, 173 autorisent cette institution juridique qui peut bénéficier à des mineurs ou à des majeurs, nationaux ou étrangers, et être « simple » ou « plénière ». L’adoption simple permet à l’adopté de conserver ses liens de filiation avec sa famille d’origine, tandis que la forme plénière rompt totalement les liens juridiques entre l’adopté et ses parents biologiques.

Où l’adoption est-elle proscrite, et pour quelles raisons ?
Jean-François Mignot : La vingtaine de pays où l’adoption n’existe pas couvrent un espace géographique qui va de la Mauritanie au Pakistan, en passant par le Maghreb, le Proche-Orient, la péninsule Arabique et l’Iran. Tous ces pays sont de droit islamique. En effet, le droit musulman interdisant de modifier la filiation des individus, ces pays n’autorisent pas l’adoption mais seulement la kafala, une forme de tutelle légale sur mineur. Toujours à l’échelle mondiale, la plupart des pays qui autorisent l’adoption n’autorisent que l’adoption de mineurs. Et plus d’une vingtaine de pays, dont la France, autorisent l’adoption par les couples mariés de personnes de même sexe. Mais seuls l’Afrique du Sud et certains États des États-Unis et du Brésil acceptent de confier des mineurs à des couples homosexuels étrangers.

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