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Par : Bernard P
Publié : 27 septembre 2016

21.09.2016 - Le courrier Vendéen - RDC

Le combat de parents adoptants
Plusieurs enfants congolais ne peuvent rejoindre leurs parents adoptifs français. Un couple garnachois explique son parcours du combattant.

Dorcas a huit ans et demi. Emmanuel a sept ans. Tous deux sont nés en république démocratique du Congo. Et ils attendent de pouvoir rejoindre leurs parents adoptifs, Sylvie et Karl Gaborit.

Mais plus que la distance de 6.000 kilomètres, c’est un gouffre administratif qui semble continuer à séparer les enfants de leurs parents. Pour le couple de La Garnache, c’est une situation kafkaïenne qui perdure, après des années d’une longue et difficile procédure.

Cette dernière a débuté en 2012, quand Sylvie et Karl Gaborit obtiennent un agrément par le Conseil départemental de la Vendée. Ils sont ensuite validés par un OAA, organisme autorisé pour l’adoption, qui doit permettre au couple d’adopter deux enfants congolais. « C’est un véritable engagement », note Sylvie Gaborit. Et ce, sur tous les plans. Mais les deux Garnachois s’y prêtent de bonne grâce, sachant que le but est de « montrer qu’on est de futurs bons parents. »

Et la démonstration semble avoir porté ses fruits : en 2013, les deux enfants deviennent officiellement ceux du couple. Sauf que la République Démocratique du Congo gèle durant deux ans les procédures. C’est un premier coup dur pour le couple, qui renoue toutefois avec l’espoir en 2015, quand le pays accepte de laisser les procédures se poursuivre.

Plusieurs enfants congolais arrivent ainsi dans leurs nouvelles familles françaises au cours de l’année 2016. Pas Dorcas et Emmanuel. Et pourtant, une commission interministérielle congolaise a bel et bien délivré un jugement d’adoption en 2015.

Seulement voilà : les deux enfants n’obtiennent pas de visa de la part de la MAI (Mission de l’Adoption Internationale), organisme rattaché au Ministère des Affaires Etrangères.

Avec plusieurs autres parents confrontés à cette même situation, ils ont mis en ligne une pétition, consultable ici.

A lire dans Le Courrier Vendéen du 22 septembre.