Vous êtes ici : Accueil > Actualités de l’adoption > Actualités - Année 2016 > Actus - Avril 2016 > 29.04.2016 - euractiv - Senegal
Par : Bernard P
Publié : 1er mai 2016

29.04.2016 - euractiv - Senegal

Le Sénégal compte sur la poursuite des aides européennes

Au Sénégal, des projets d’aide aux enfants handicapés ou livrés à eux-mêmes dans la rue demandent la poursuite des aides européennes, alors que des responsables européens se sont envolés pour Dakar pour un sommet avec les pays APC, le 28 avril.

Neven Mimica, commissaire européen au développement et à la coopération est arrivé le 26 avril à Dakar pour un sommet avec les dirigeants et ministres des 89 États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

La poursuite de l’accord de Cotonou sur la coopération politique, économique et au développement au-delà après 2020, est à l’ordre du jour. Les autres sujets abordés seront le changement climatique, et le Fonds d’affectation spéciale d’urgence pour l’Afrique, qui a pour but d’endiguer l’afflux de migrants illégaux venus d’Afrique, passant souvent par la Libye pour entreprendre un voyage dangereux en Méditerranée.

Avant la première journée du sommet, EurActiv a visité une série de petits projets financés par l’UE dans la capitale sénégalaise. Tous reçoivent des subventions européennes pour aider le pays à faire face au problème croissant des enfants abandonnés dans la rue.

Seulement à Dakar, il y aurait plus de 30 000 enfants des rues. Cette hausse s’inscrit dans un contexte d’urbanisation galopante du petit pays de près de 12 millions d’habitants, dont 47 % vivent dans la pauvreté.

Avec une croissance économique au ralenti, une balance commerciale négative, la moitié de la population âgée de moins de 20 ans, une croissance de la population de 2,5 %, et un chômage de masse, le pays – exemple rare de démocratie stable en Afrique occidentale – doit faire face à un tsunami de défis.

>> Lire : « Si notre système d’impôts fonctionnait, l’Afrique n’aurait besoin d’aucune aide »

Le taux de natalité d’en moyenne 8 enfants par femme masque l’écart entre les zones rurales, où les femmes ont en moyenne 10 enfants, et les villes, où elles en ont six. Environ 26 % des filles subissent des mutilations génitales, alors que les garçons sont envoyés dans la rue pour mendier – parfois à la demande, selon des sources multiples, d’un nombre croissant d’écoles coraniques dans ce pays à 94 % musulman.

Le programme SADMAD dans la région de Dakar a reçu 409 905 euros jusqu’en 2018 pour soulager l’insécurité alimentaire en aidant les écoles pour enfants handicapés soit à cultiver leur propre nourriture soit à s’approvisionner à partir des fournisseurs locaux et des fermes familiales.

Les responsables des cantines sont formés sur l’importance d’une alimentation nutritionnelle, saine et variée, notamment à base de cacahuètes, pommes de terre, gingembre, pain et fruits locaux.

Au centre Talibou Dabo à Dakar – une des quatre seules écoles de la capitale équipées pour les enfants handicapés – les enfants en fauteuil roulant profitent du programme SADMAD en s’occupant de leur propre potager de légumes et de fines herbes.

Ce centre, construit en 1981 abrite 250 enfants divisés en sept classes pour les handicapés physiques et une pour les handicapés mentaux. 30 % des élèves trouvent un emploi à plein temps. Les autres finissent souvent par mendier dans la rue.

L’école Louis Braille pour les aveugles, à Dakar, participe aussi au programme SADMAD, qui permet de donner un petit-déjeuner à 500 élèves avant l’école.