Par : Bernard P
Publié : 1er décembre 2013

25.11.2013 - IRIN - Mali

La crise humanitaire se poursuit au Mali, loin des projecteurs

Onze mois après que les forces françaises ont chassé les militants islamistes du nord du Mali, la crise humanitaire perdure dans la région. Les niveaux de faim sont plus élevés qu’en 2012 et la malnutrition a atteint un taux alarmant dans la ville de Gao, à Bourem et à Ansongo. Dans le Nord, les actes de banditisme entravent l’accès des éleveurs aux pâturages, et l’insécurité empêche certaines organisations d’aide humanitaire d’atteindre les populations isolées et dans le besoin.

« Le Mali n’a jamais connu de période aussi difficile. La situation est explosive dans les zones [de Kidal] qui étaient contrôlées par les rebelles. Un demi-million de personnes ont été déplacées pendant le conflit ; 200 000 enfants souffrent de malnutrition aigüe ; 1,3 million de personnes vivent dans l’insécurité alimentaire et sont dépendantes des distributions de nourriture », a dit à IRIN David Gressly, Représentant spécial adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), depuis la capitale, Bamako.

Les zones d’insécurité sont le massif des Ifoghas, situé dans la région de Kidal ; Tessalit, ville localisée à l’est de Tombouctou, non loin de la frontière mauritanienne ; et les environs de la ville de Ménaka, dans la région de Gao, non loin de la frontière algérienne, ont indiqué M. Gressly et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

Fernando Arroyo, chef du bureau d’OCHA au Mali, a dit à IRIN : « Il est difficile de se déplacer à l’extérieur des centres urbains, pas seulement à Kidal, mais aussi à Tombouctou, à Gao et autour de Mopti, dans les zones anciennement occupées. Nous n’avons pas ou peu d’accès aux villes comme Tessalit ».