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Par : Bernard P
Publié : 3 mars 2016

01.03.2016 - Est Républicain - AdlV

Lunéville : l’adoption évolue
Un constat de l’association L’arbre de la vie qui soutient les familles, les informe et partage leurs expériences.

Le nombre d’enfants adoptés à l’étranger continue de chuter. Pour arriver à 815 l’an passé. La France n’avait pas connu de chiffres aussi bas depuis le début des années 80. « Leur nombre a baissé encore de 24 % en 2015, après 2014 et ses - 20 %… », note Valérie Gay, une Lunévilloise, présidente de l’association L’arbre de la vie, qui regroupe des familles ayant adopté et celles souhaitant le faire. En 2015, le nombre d’enfants adoptés à l’étranger est presque équivalent à celui des enfants adoptés en France qui, lui, reste stable. « L’explication vient de la hausse du niveau de vie dans les pays, du développement de la scolarisation, de l’accès plus aisé à la contraception… »

8.000 foyers français ont un agrément pour adopter un enfant : « Jusqu’ici, on disait qu’il fallait compter 5 ans pour adopter. Maintenant, les délais raccourcissent au niveau national, mais s’allongent à l’international. En fait, cela dépend des années et des départements. » Les parents attendant l’arrivée d’un enfant ont en moyenne 38 ans.

« Jusqu’à ces dernières années, les couples voulaient avoir des enfants en bas âge. Mais si en 2011, les moins de 12 mois constituaient 22 % des adoptés à l’international, ils n’étaient plus que 10 % en 2015. » Ce qui induit une modification dans les dossiers de certains parents qui élargissent les tranches d’âge souhaitées.

Des enfants EBS ?

L’heure est plus souvent à l’enfant EBS d’ici ou d’ailleurs. EBS pour enfant à besoins spécifiques, soit des plus de 5 ans, ou souffrant de pathologie, des fratries… 66 % des bambins adoptables à l’étranger appartiennent à cette catégorie maintenant.

Les pays qui proposent le plus d’enfants sont le Vietnam (avec 77 % d’EBS), la Colombie, la Côte d’Ivoire, la Russie, Haïti et la Chine. « Les pathologies différentes selon les pays : ils n’ont pas tous les moyens ou les structures nécessaires pour les prendre en charge. »

Et Valérie Gay de souligner : « C’est toujours l’intérêt de l’enfant qui doit primer. De plus en plus de pays ratifient la convention internationale de La Haye, ce qui est bon signe : ils se soucient de ses enfants et tendent à respecter leurs droits. La Namibie vient ainsi de la ratifier. » Elle rappelle aussi : « L’adoption internationale doit rester subsidiaire après l’adoption nationale. Pour que l’enfant garde son identité culturelle et qu’il reste dans son pays, puisqu’il en est l’avenir. »

Contact : association L’arbre de la vie, 11 rue de Niederbronn 54300 Lunéville, tél : 03.83.74.44.87, courriel : association@arbredelavie-adoption.fr, et sur Facebook.

Corinne SAÏDI-CHABEUF