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Par : Bernard P
Publié : 5 novembre 2015

04.11.2015 - YAV & ASSOCIATES - RD Congo

Pour ou contre l’adoption [inter]nationale d’enfants en République Démocratique du Congo ?

1. Ma réponse est CONTRE la question, évidemment !

Dans le monde, des millions d’enfants ont désespérément besoin de parents. Ceux que la guerre a rendu orphelins et les bébés nés des femmes violées viennent sans cesse grossir les rangs de ces enfants qui ont tant besoin d’un père et d’une mère qui les aiment et les protègent, en un mot, de parents adoptifs. Grâce donc à cette institution, de nombreux enfants abandonnés, orphelins ou autres, trouvent un foyer, une éducation, une affection qu’aucun organisme ou service ne saurait leur assurer malgré tout son dévouement. C’est aussi la joie des parents adoptifs, car cela leur procure d’immenses joies de paternité ou de maternité.

En effet, le législateur de la RDC a institué un seul type d’adoption, l’adoption simple, contrairement aux législateurs belge et français qui, eux en ont institué deux : l’adoption simple et l’adoption plénière. Dans l’adoption simple, l’adopté ne rompt pas ses liens avec sa famille d’origine et entre dans sa famille adoptive. Tandis que dans l’adoption plénière, l’adopté rompt ses liens avec sa famille d’origine, il devient membre uniquement de la famille adoptive. Cela a pour conséquence que dans l’adoption simple, l’adopté jouit des droits dans sa famille d’origine dans laquelle il garde ses liens et aussi dans sa famille adoptive, dans laquelle il entre et acquiert des droits. Il est donc dans une situation ambivalente. Dans l’adoption plénière, par contre, l’adopté jouit uniquement des droits dans sa famille adoptive, qui est devenue sa véritable famille. 

2. L’adoption en RDC est strictement légale voire judiciaire et seulement dans l’intérêt de l’enfant

Par son contenu, l’adoption est une institution légale par laquelle un lien de filiation distinct de la filiation d’origine de l’adopté est établi entre ce dernier et l’adoptant. Jadis, l’adoption était faite dans le seul but de procurer à certaines personnes une progéniture qu’elles ne pouvaient avoir. C’était l’intérêt de ces personnes qui primait sur celui de l’enfant. De nos jours, l’adoption est faite désormais dans le seul intérêt de l’enfant en vue de lui procurer un cadre familial d’accueil, les autres motifs licites venant en seconde position.